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LES POLARS:

 A  63 ans Michel Courat signe avec «Granite écarlate», sorti en Décembre 2017, son 17ème ouvrage, et son 14ème  roman policier, après  Ca meurt sec à Locquirec, publié en 2008 ( et qui vient d'être réédité pour la 9ème fois) , Marée Rouge à Plestin les Grèves (2009, réédité pour la 7ème fois en octobre 2017), Coup de grisou à Pleumeur-Bodou ( 2010), Mort en vrac à Morlaix ( 2010) , Sauvage farandole à Paimpol ( 2011), Mise à mort en Bretagne nord (2012), Masques de terreur à Lanmeur (2013), Eté meurtrier à Tréguier (2014), Le raisin coule à Lesneven (2015), Le Diable s’invite à Locquirec (2015), Morts à gogo à Plouguerneau (2016), Morlaix, TERminus (2016), et Les dessous de Plougasnou (2017).Ce nouveau livre dont l’action se déroule sur la Côte de Granit Rose et à Locquirec, fait suite aux succès de « Morlaix, TERminus». Et des « Dessous de Plougasnou » dont l’action se situait surtout dans le Trégor finistérien et le Léon. Revenir sur cette côte trégorroise si célèbre depuis l’odyssée télévisuelle de Ploumanac’h en 2015 , correspond à cette envie de retrouver les lieux de plusieurs intrigues précédentes, lieux qu’il avait délaissés depuis 2012, et « Mise à mort en Bretagne nord ». Et pourtant cette partie de la Bretagne recèle tant de beauté, de charme, et de  mystères qu’il voudrait en faire profiter ses lecteurs, bretons, touristes, ou juste » accros » à Laure Saint-Donge, l’héroïne de la série.

  

LES AUTRES LIVRES: Auto-interview

            -  "J'ai commencé à écrire « sérieusement » en 1991, un peu par accident. Nous avions loué une péniche pour explorer les Norfolk Broads, une zone de rivières navigables au nord-est de Londres. J'avais trouvé évident, en tant que « capitaine » du navire de tenir un journal de bord. Ce que j'ai fait soigneusement pendant 15 jours. Quand je l'ai mis au propre dans les semaines qui ont suivi, je me suis rendu compte que j'y avais mis une bonne dose d'humour, et que ce récit de voyage, était en fait lisible par n'importe qui, pas seulement les membres de la famille. Alors je l'ai fait lire à plusieurs clients et amis. Et leurs commentaires se sont avérés plutôt positifs et encourageants. J'ai donc rédigé systématiquement un journal de bord pour toutes les vacances familiales suivantes, et en 94, j'ai écrit « Une mamy en Cornouailles », récit d'une semaine de vacances délirantes avec ma mère. J'ai alors commencé sérieusement à penser, compte-tenu des commentaires de mes quelques lecteurs, que cela pouvait intéresser un éditeur. En 1995, nouvelle virée en bateau dans les Norfolk Broads, avec au retour l'écriture d'un véritable livre, intitulé « Les canards n'ont pas de mamelles ». Malgré le refus de plusieurs éditeurs, le livre a reçu un accueil très favorable, et plutôt flatteur, de personnalités comme Philippe Bouvard, Jean Amadou, Jacques Maihot ou Patrick Poivre d' Arvor. ».

            Pourtant ce ne sera pas un récit de voyage le premier livre publié, mais un recueil de fables humoristiques.

            - «  Un soir de 97, mon fils rentre de l'école avec une récitation à apprendre au texte complètement débile. Je lui propose alors d'en écrire une un peu moins idiote. Ce sera « L'escargot amoureux d'une étoile » qui remportera même un prix dans une association lannionaise de poésie.... J'ai pris vite goût au genre et me suis mis à écrire des fables humoristiques, une cinquantaine, dans les quelques mois qui suivirent. J'ai envoyé une dizaine de manuscrits à des éditeurs, dont « Le cherche-midi » qui m'a aussitôt redirigé vers une petite maison d'édition du Quartier Latin à Paris: la « Librairie -Galerie Racine ». Les choses sont allées très vite et «  Gare aux Morilles » est sorti en octobre 1998, tiré volontairement à quelques centaines d'exemplaires seulement. »  

            Puis vient en 99 « La Brise de la Pastille », véritable suite du précédent, qui rencontre le même succès.

            - « J'aurai pu continuer à écrire des fables, mais comme en fait j'aime tous les genres d'écriture, du moment qu'il est possible d'y mettre de l'humour, j'avais commencé également la rédaction d'un dictionnaire « déconnatoire » et absurde, où je prenais des mots au hasard dans le dictionnaire pour leur donner la définition la plus inattendue, et la plus idiote possible. Comme en plus j'avais décidé d'y ajouter quelques noms propres, cela a donné lieu à quelques délires surprenants. Là encore, surprise, la Librairie Racine, qui est plutôt un éditeur de poésies a accepté de sortir le livre, et « Mots pour rire – Tome 1 - » a été publié en juin 2001. Le tome 2 était déjà écrit mais j'ai refusé de le sortir, car l'éditeur ne voulait pas dépasser un tirage de quelques centaines d'exemplaires, et je pensais que le livre aurait mérité une diffusion plus large.... Je vais passer donc une partie de mon temps libre, l'année suivante, non pas à écrire, mais à essayer, sans succès, de trouver les moyens d'une meilleure diffusion, en envoyant lettres ou manuscrits un peu partout. Découragé, j'ai alors laissé tomber l'écriture, et d'autant plus que mes activités professionnelles dans les abattoirs britanniques  s'avéraient difficilement compatibles avec mes « horaires d'inspiration » habituelles...........

            Après presque 4 ans à noter des idées, mais à ne pas écrire, c'est dans un genre encore différent que j'ai décidé de me lancer.... Lors d'un retour en France, j'ai découvert par hasard la collection des « polars bretons » lancée par Alain Bargain. J'en ai acheté 2 ou 3, j'ai trouvé l'idée intéressante, et commencé à guetter la sortie d'un volume sur Locquirec. Rien à l'horizon.... Fin 2005, l'idée de « Ca meurt sec à Locquirec » a commencé à me trotter dans la tête: j'ai écrit les 5 premières pages, et ......la dernière. Après, l'accouchement a été difficile. J'écrivais une heure par ci par là, bouclant à peine une quinzaine de pages en 6 mois. Est arrivé l'été 2006, et toujours rien dans les librairies. Fin Juillet, j'étais en vacances pour 3 semaines, à Locquirec bien-sûr. Mon programme: voile, vélo, plage, jardinage, bonne bouffe, mais pas d'écriture. Pourtant le 4ème jour, je me suis réveillé à 5h30, avec une pêche extraordinaire, et je me suis mis à mon ordinateur, avec la ferme intention de combler le vide entre les premières et la dernière page. La famille n'a pas été ravie, mais le bouquin a été fini début août, écrit pratiquement en temps réel. Fin août, je l'ai envoyé aux Editions Bargain. Après, il a fallu beaucoup de temps, compte-tenu de la multitude de manuscrits soumis au comité de lecture, mais j'ai reçu confirmation que le livre était accepté en février 2008...

            « Ca meurt sec à Locquirec » est sorti en avril 2008, et le succès a dépassé toutes mes espérances. On en est déjà à la dixième édition, et… les ventes continuent. Pour Marée rouge (8ème édition en octobre 2017), Coup de Grisou (4 éditions), Mort en vrac (4 éditions), Sauvage farandole (2 éditions), Mise à mort en Bretagne nord (2 éditions), Eté meurtrier à Tréguier (2 éditions) , le succès est aussi au rendez-vous, avec maintenant près de 80,000 exemplaires vendus au total.  «  Les multiples rencontres avec les lecteurs lors des signatures sont de réels plaisirs, et leurs réactions sont autant d’encouragements. Ca  m’a donné encore plus envie d’écrire d’autres aventures  toujours situées en Bretagne, et toujours un mélange de suspense, de surprises et d’humour. Et avec une double contrainte que je me fixe pour chaque livre : j’aime mélanger personnages réels et de fiction, ce qui donne l’occasion au lecteur de pouvoir reconnaître au détour d’une page le «vrai» patron du café où il va régulièrement, ou le «vrai» commerçant chez qui il fait ses courses. Il est important également que l’histoire se déroule dans des lieux réels afin que chacun puisse identifier le décor dans lequel évoluent les personnages. Lire un livre où l’on croise des gens que l’on connaît, où l’on se promène au milieu de paysages familiers, cela donne  forcément un piment supplémentaire. Quant au lecteur qui ne connait pas le secteur, les histoires policières sont toujours prenantes avec un suspense qui dure jusqu’à la dernière page. Sans compter que j’espère bien que cela lui donnera envie de venir découvrir la région ! »